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Les Humanités du droit : un nouvelle collection chez IRJS éditions

IRJS éditions propose une nouvelle collection Les Humanités du droit, avec une première publication : 
La justice des émotions d'Emmanuel Jeuland.

 

Retrouvez La Justice des émotions en ligne sur la page d'IRJS éditions

Les juristes sont comme d’autres professionnels, par exemple les médecins ou encore les gens du chiffre. Ils ont un office dont l’accomplissement requiert un savoir et une pratique. D’où de nombreuses publications, traités, manuels, précis et encyclopédies pour permettre à la fois l’apprentissage et l’archive de ces disciplines riches d’expertise. Il est de nombreux éditeurs spécialisés pour en assurer la fabrication et la promotion.

Il arrive à certains auteurs d’aérer leur propos pour révéler l’humanité d’une matière que la technique assèche. Durkheim écrivait en 1893 que « le droit reproduit les formes principales de la solidarité sociale ». Le droit révèle du reste bien d’autres formes du vivant, que celui-ci s’épanouisse seul ou à plusieurs, en famille comme en société. Les auteurs qui inscrivent leurs travaux dans cette continuité intellectuelle cherchent souvent leur éditeur.

La collection Les Humanités du droit leur offre un espace de publication.

Portée par IRJS Éditions, la collection est assurée d’une diffusion appropriée de ses ouvrages. Maison d’édition rattachée au plus important centre de recherche juridique de l’École de droit de la Sorbonne, elle est désormais assurée de son crédit scientifique, tant auprès de sa communauté d’origine que des chercheurs et des enseignants venus d’autres horizons. Le réseau de distribution des livres est aujourd’hui à maturité. De surcroît et en compagnie d’autres éditeurs, IRJS Éditions a rejoint le portail Numérique premium, dont les services sont relayés par les bibliothèques universitaires. De la sorte et dans des conditions équitables pour les auteurs, les utilisateurs de ces services accèdent à la version numérisée de ces ouvrages.

La collection s’appuie sur une politique d’auteurs. Nul n’écrit dans l’espoir d’un gain. Pour autant, les œuvres de l’esprit sont parfois sources de richesses. Leur principal créateur mérite mieux qu’une part symbolique. Après amortissement des coûts de fabrication, les marges sont ainsi réparties par moitié, la première pour l’IRJS, qui soutient cette ligne éditoriale, la seconde pour l’auteur, sans qui les livres ne seraient pas.

La collection est dirigée par le comité de direction de l’IRJS, composé des directeurs des 12 départements de recherche de l’Institut.

La Justice des émotions - Emmanuel Jeuland

couverture

La justice des émotions confine au populisme lorsqu’elle ignore la raison. À l’inverse, l’émotion est nécessaire à la raison pour parvenir à un bon jugement.
Afin d’approfondir ce paradoxe et le présenter de manière pédagogique, il convient d’utiliser la forme privilégiée d’expression de l’émotion qu’est la narration. Dans cet essai-fiction les approches rationnelles, relationnelles et émotionnelles sont mêlées. Ce texte est issu d’un atelier nommé Oudropo,, (Ouvroir de Droit Potentiel) qui entend imaginer du droit à partir de contraintes en s’inspirant de l’Ouvroir de Littérature Potentielle créé en 1960 par Queneau et Le Lionnais. Deux histoires et une série de conférences en résonnance peuvent être lues indépendamment les unes des autres.
Une étude a montré que le composant d’un pesticide appelé l’Oudrozine est responsable d’une des formes de la maladie d’Almer. Un recours collectif est intenté par une association de victimes contre le distributeur de cette molécule. L’auditeur de cette société est également le petit-fils d’une femme atteinte de la maladie. Parallèlement, un conférencier tente de comprendre la justice des émotions pendant qu’une magistrate souffre d’angoisse et de frustration.

Emmanuel Jeuland est professeur de droit à l’Université Panthéon-Sorbonne et directeur de l’Institut de recherche juridique de la Sorbonne. Il est spécialiste de droit processuel et de théorie du droit. Dans « La Fable du ricochet » (2009), il tentait de montrer que tout lien social est un lien de droit, c’est-à-dire un lien de paroles. Dans « La théorie relationiste du droit » (2016), il envisageait le rapport de droit comme un espace symbolique entre deux personnes sous l’égide d’un tiers. Il analyse, ici, le rapport de droit comme le lieu de passage des émotions dans la justice.
L’ouvrage s’adresse aux juristes et non juristes qui s’intéressent aux questions judiciaires et à l’importance des émotions dans la théorie du droit.

 

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